jeudi 9 avril 2009

LIVE : ! ! ! (CHICK CHICK CHICK)

!!! (Prononcer "chick chick chick). Il s’agit d’un des premiers groupes de rock à avoir signé chez le mythique label électronique Warp, maison mère de mes chouchous de Boards of Canada, du culte Aphex Twin, j'en passe et des meilleurs. L'un des meilleurs label actuel, qui explore avec bon gout le marché de la musique (je vous conseille d'ailleurs leur plate forme de téléchargement "www.Bleep.com". Mp3 non protégé et écoute de morceaux en intégral). Bassiste et guitariste de talent dans le rang du groupe trois points d'exclamations, au chanteur étrange, à la voix dégueulasse, pire encore en live... Groupe qui dans leur musique expérimentale, funk, foutrement rock font voler les pieds, désarticule les corps. Avec pour la fin une séquence déjà aperçue ici, ou The Field vient rejoindre le groupe pour un bœuf improvisé sur la base d'un remix pour un morceau orgasmique. Mon groupe de rock encore vivant que j'apprécie autant. Ils jouent ici des morceaux de leur dernier album en date pour mieux vous faire éliminer vos toxines, voir faire fondre vos excédents de graisses.









INTERVIEW ORDINAIRE : JUNE


June 18 ans ("et demi" précisa t'elle).

Geodesic dit :
comment tu te vois ?


June dit :
heu, c'est une question complexe , ça dépend des jours et du temps, desfois bien quand tout va bien des fois mal quand je rentre dans mes dépressions. pour faire simple il suffirait de dire comme une étudiante en lettres qui lit des livres de merdes si on fait simple.

Ton fantasme ?


(Elle est censée arrivée après cette question) J'aimerais bien essayé d'avoir un rapport avec une fille , puis avec un garçon et une fille aussi. Après on retrouve les basics mais on va se contenter de ceux la pour le moment.

Non je l'es donne dans un total bordel les question c'est mieux IoI


Comme ça je suis déroutée bien jouée lol

Comment tu vois ta mort ?


Heuuu, je préfererai ne pas la voir mais bon si j'y pense et j'y pense peut etre trop , ça se finira en maladie, cancer et patatra même si c'est pas ce que je voudrais. mais bon ce serait trop cool de choisir sa mort dans un catalogue.

Ta plus grande peur ?


Banal de dire de mourir, mais c'est un peu ça je vois pas trop quoi répondre d'autre puis de toute façon on sera bien obligé de mourir donc c'est une peur idiote mais qui est là.

Un son que tu aimes ?


La pluie contre la fenetre quand je suis sous ma couette au chaud.

Ta plus grande perversion ?


Je cherche ds e dico le sens exact de perversion...
(putain je suis nulle je comprends pas ta question, la définition est trop compliquée, c'est sexuel encore comme truc)

Choisi un truc sexuel ça fera bandé les lecteurs
.

Audimat audimat! lol

Oui je suis une vieille pute
.

Oui ben c'est ça moi aussi je suis une pute...enfin des fois j'aimerais lol

Je sais que t'es une pute, mais une gentil pute, sympa, bien , gentil et moi un gros porc
vulgaire.

Ça fait plaisir (CFP)...cochon, c'est plus joli, moins péjoratif.

Ok...une musique pour faire l'amour ?


Ya deux genres de musique pour faire l'amour donc pour faire l'amour on va dire : don't panic de coldplay parce que c'est la première chose qui me vient en tête. et puis après une musique pour baiser (et non faire l'amour ) un truc bien techno et entrainant à souhait, c'est chouette!

La question d'après c'étais "une musique pour baiser", et tu baises mes questions merde, méchante pute
.

Pétasse!

lope
.

Toi même.

Une musique pour crever derrière un arbuste en feu ?


Tu fais chier lol...aller juste pour temmerder fuck forever de babyshambles.

.......Ça m'emmerde pas, ça me fait chié que t'es des gouts de merde...une boisson ?


Jus de fraise :D

Un plat ?


Ça marche les bonbons? bien que ce ne soit pas un plat.

On va dire que oui, mais lesquels précisément
.

Fraise tagada et shtroumphs.

Un mot que tu détestes ?


Accoucher.

Pourquoi ?


C'est pas joli pour l'acte, ya de la violence dans ce mot...j'aime pas meuf, kiffer et tout ça autrement.

Une odeur que t'aimes ?


L'odeur de mes affaires quand je reviens de chez toi.

Un cd immortel ?

Tu fais chier avec cette question. Aller je vais te dire un mix des deux albums de beirut: gulag orkestar et the flying club cup, si on mélange les deux on a un album immortel.

Le style de porno que tu serais ?


Je sais déjà ce que je serai pas ... but hmmmm deux filles entrain de se frotter ou alors une "enculade" bien hot lol

Le porno que tu ne serais pas ?


Une pauvre fille qui suce une bite de noir à en vomir lol

Un livre ?


A l'instant de tout de suite maintenant j'aurais tendance à te dire "l'étranger" de camus.

Pourquoi t'aime ce bouquin ?


Pour l'écriture et le style minimaliste, le personnage et sa vision du monde, l'histoire en elle même, l'ambiance du bouquin ...un petit livre qui est bien grand.

L'age que t'aimerais avoir ?


Des fois j'aimerais dire 4 ans, des fois 30.

Un frisson ?


Une caresse ds le bas de mon dos.

Une odeur que tu n'aimes pas ?


Le dimanche lol ça a une odeur particulière.

Un son que tu n'aimes pas ?


Le bruit d'un hélicoptère.

Un dieu ? (tu remarques le "d" de dieu sans majuscule)

Je vais pas dire toi, mais presque... lol plus sérieusement j'aurais tendance à dire la musique lol ça marche?

En quoi c'est un dieu la musique ?


La musique c'est un dieu dans la mesure où elle est plus apte à sauver le monde que dieu en lui même,j'entends par la que tu retrouves plus de réconfort en elle qu'en un dieu qqquonque...c'est pas clair...tout moi quoi :D

Ta fin de l'humanitée ?


Réelle ou imaginée et fantaisiste?

Les deux tiens
.

Alors réel je dirais qu'on va tous crever par manque de spermatozoide et chewing gum sur la route...et imaginée je dirais que le monde éclatera dans un nuage de papillon avec des paillettes et tout et des ptits bouts de sang et de doigts, d'œil , de morceaux de gens quoi (waouh profonde réflexiono)

(whaou t'a une ame de gamine morbide)


(Probablement)

Une anecdote de ton enfance ?


J'avais 4 ans un matin avant d'allé à l'école, et j'étais entrain de lire un livre à mes poupées et mon père regarde de plus près le livre et il me dit "mais tu sais lire?!'" et il attrape le journal et oui je savais lire. c'est la première chose qui me vient en tête.

Un vidéoclip que t'aimes ?


Je vais dire le clip de oh la! de the kooks.

Une vidéo nulle ?


N'importe quel vidéo mister G ?

Yep
.

Des gens qui se cassent la gueule maladroitement! c'est pas risible lol

J'adore...un mot que tu aimes ?


J'en aime plein comment je fais?

Tu choisis
.

Je vais dire écornifleur.

Ça veux dire quoi ?


Pique-assiette! il est en voie de disparition faut bien que qqn le sauve.

Pourquoi ce mot la ? (pour pas passer pour une conne ?)


Pque ça me rappelle ma jeunesse ou je défendait les mots avec ma super carte de la SPM: société protectrice des mots .. mouaHaha ... oui j'avoue après je passe pour une conne mais bon c'est ma fierté, c'est toujours mieux que keum, meuf et tout le bazar (c'est la que tu te dis, elle est tarée)

(Mouais pas que...pleins de trucs sympa aussi)...Ta fin préférer d'une histoire ?


Quand Chihiro -------CENSURE-------- (Le voyage de Chihiro)
Mais c'est triste...et son amoureux ...rooo le pauvre, et le bébé de la sorcière tout ça, les petits charbons ... trop d'émotions je vais pleurer.


Photo et musique choisis par June.


Découvrez Coldplay!

MUSIC VIDEOS : Du printemps

The Go ! team - Grip like a vice

The Go ! Team c'est un peu le groupe de la faille temporel, réussissant à retranscrire un son que j'avais cru disparu de l'époque actuelle. Ce son rétro vient se greffer à une modernité crade et hip hop qui achève de faire de ce groupe un objet hautement explosif, toujours prêt à vous envoyer une chorale d'enfants pour vous faire sauter sur une piste de danse comme le dernier des drogués au coca cola black...Un bon remède contre la morosité.



The Fiery Furnaces - Benton Harbor Blues

Un jolie découverte faite dans les méandres dorés de Pitchfork Tv. Une petite pop song positive comme une tartine de miel sur du pain de seigle, léchée puis mangée à un piquenique amoureux , au bord d'une plage à l'eau encore froide de l'hiver, du sable humide collé aux fesses, du soleil, des lunettes, ou pour les célibataires, marcher pieds nus en caleçon dans son appart avec les fenêtres ouvertes percées par un soleil chaleureux avant une soirée rencart.



Working for a Nuclear Free City - Rocket

Un beau petit clip aux images tirées de je ne sais quel héritage pelliculaire de S.F. Une Pop song ici aussi, au plan de construction bien rodé, évitant un classicisme de radio tout en gardant un refrain simple qui tourne jusqu'à s'imprimer dans nos matières grises dédiées à la musique.



Les Savy Fav - What Would Wolves Do


Une rock song dans un style ultra répandu mais ici parfaitement exécuté pour ce qu'on lui demande. Une mélodie alliant puissance et mélancolie propre à faire de ce genre de groupes tourné vers l'adolescence vieilli, leur bon petit hit. Clip poopy sous acide, comme le cahier de dessins brouillons faits au lycée pendant les cours.



Staff Benda Bilili - Polio


Un pur morceau de musique Africaine, qui j'avoue fut la première à me toucher au point d'aimer fredonner la mélodie sous la douche en inventant lentement une danse langoureuse. Groupe de musiciens handicapés qui révèlent leurs talents de musicien loin de se laisser péricliter dans une tradition musicale africaine tournant sur elle même, y apportant de vraies mélodies avec un sens pop et un bon gout rafraichissant. Rajouter à cela l'enregistrement maison fait en plein air qui apporte l'ambiance des nuits sous les étoiles pleinement dévoilés et de sa faune chorale en parfait accord avec la musique humaine.

mercredi 8 avril 2009

MOOD MUSIC PODCAST 2 : Rop pock


Cette semaine notre podcast lance un concept de concours qui vous fera peut être gagner mes chers compatriotes (ou pas) des objets aussi divers et variés que des samplers, des Cds, des dvd, des jeux, des livres...Tout dépend de quoi j'ai envie de me débarrasser. lole kikou wou représente.

L'idée est que le premier qui devine le nom du morceau à la description absente, et de l'artiste + du média (jeux vidéo, films...) où il est utilisé. Pour ce premier Podcast de concours les choses vous sont facilités vous verrez... Un cd sampler mystère et le dvd "Nothing" seront à celui m'envoyant la première bonne réponse.

Envoyer vos réponses ici : otbrotha@hotmail.fr


Rop pock (1h07) :

http://www.megaupload.com/?d=NSS9KRFY

Playlist :

01 Akira Yamaoka - Silent hill soundtrack (Ufo ending)
02 The Whitest boys alive - Burning
03 Tom Vek - You set the fire (CC)
04 Doves - Black and white town
05 M83 - Kim and Jessie
06 Clap your hands and say yeah - Over and over again (Lost and found)
07 Jim Noir - How to be so real
08 Beach house - Master of none
09 The good the bad and the queen - Kingdom of doom
10 The Brian Jnestown massacre - The devil may care (Mom and Dad)
11 Broadcast - Corporeal
12 ??? (Jeux videos)
13 Tom Vek - Nothing but green light
14 Air - The way you look tonight
15 Caribou - Hummingbird
16 Why - A sky for shoeing heroes under
17 Gary Numan - Cars
18 LCD Soundsystem - Someone great

BON PLAN CULTURE EN PROMO

Parce que les maisons de disque s'étonnent encore de l'ampleur du piratage en vendant leurs albums 15 euros. Parce qu'un dvd, un cd ou un jeu peut apporter autant de réflexion et d'épanouissement perso qu'un débat « philosochianttibranleur ». Ici c'est un peu ma sélection des bons articles culturels en promo.

CD : Mazzy Star - So tonight I might see / 7 euros

Un album folk, contenant trois tubes doucereux et touchants, à jouer au coin du feu façon cow girl avec guitare sèche. Célèbre aux Etats Unis, c'est un album hymne particulier, qui touche facilement mais efficacement bien avant que la folk ne revienne à la mode.

http://musique.fnac.com/a587821/Mazzy-Star-So-tonight-that-I-might-see-CD-album?Mn=-1&Ra=-28&To=0&Nu=1&Fr=0



DVD : A bord du Darjeeling limited / 12 euros


Alors oui c'est un peu chère encore, mais ça vaut largement le contenu de cette galette tombée de l'esprit fabuliste, graphique, attaché aux histoires de famille. Fin sélectionneur dans sa musique, avec un génie du graphisme qui ne dessert jamais ses fondements humains ancrés profondément dans ses histoires. Chef d'œuvre moderne, bijou Pop.

http://video.fnac.com/a2535437/A-bord-du-Darjeeling-Limited-Edition-Speciale-Fnac-Owen-Wilson-DVD-Zone-2?Mn=-1&Ra=-3&To=0&Nu=1&Fr=0



JEU VIDEO : The Darkness - xbox 360 / 10 euros

Bon jeu sans prétention développé par le studio responsable du beau et bon Riddick sur Xbox et PC . Ici c'est un univers mélangeant démon et un New York mafieux plongé dans la nuit. A 10 euros l'investissement est largement intéressant.

http://jeux-video.fnac.com/a1975071/The-Darkness-Jeu-Xbox-360?Mn=-1&PID=74203&Ra=-4&To=0&Nu=4&Fr=2

GTA


Gta, Gta, Gta, Gta...Le premier avait fini par être interdit en France par la démago catho-association "famille de France"(beurk). Ce fut le premier jeux qui offrait une liberté d'actions physiques et morales, bien que l'on y joue un gangster prêt à tuer et trafiquer de la drogue. Cependant jamais les personnages principaux, dans toute l'histoire de cette franchise ne furent des gens sans morale de compassion prêts à massacrer des innocents. Ça a commencer avec quelques épisodes sur Playsation et PC en vue du dessus, sympathiques, sans encore connaitre l'ampleur d'intelligence qui fera de Gta un objet culturel complet. Il a fallut attendre que la technique permette le développement plus profond de la franchise qui a débuté avec le troisième épisode et sa 3D complète à la troisième personne, ce qui a lancé la sacro sainte moelle de cette franchise de génie vers sa forme papillon.
Tout vient à la base de son éditeur-clé, ressemblant parfaitement à sa franchise star. Rockstar, il s’agit un peu du meilleur nid de perles culturelles bis, accouchant sans cesse de grand jeux de qualité fondus dans une pop culture absolue et jouissive. Bande d'amis issus pour une bonne partie de la culture skate, culture qui charrie nombre de "sous" culture underground de grande qualité (Spike Jonze en fait partie). Rockstar a toujours su: dans sa manière de faire, ses pubs, ses studios, et bien évidemment ses jeux. Il a su respecter les joueurs dans leur intelligence comme peu de société vidéo ludique l'on faite, leur offrant un vrai objet de culture sans pour autant tomber dans la prétention ou la lourdeur, gardant sans cesse leur aura fun.


Rockstar North, studio matriciel de Gta, fut aussi responsable d'un jeux ultra cinématographique avec son titre "Manhunt". Jamais gratuit et toujours mené d'une main de maitre dans cette univers de « snuff movie » à la John Carpenter. Sorte de film 70's/80's indé contestataire virtuel qui n'existe plus de nos jours. Critiquant avec une clarté terrifiante, loin de toute naïveté adolescente ou de gauchisme pro-ségolénien totalement à la ramasse dans une optique idéaliste de Mickey fasciste. Ici c'est l'ascension morbide d'un voyeurisme et d'une faim de violence gratuite prouvée quelques années plus tard par les franchises Saw et Hostel...Plus tard, Gta dans sa complexité exigeante, ne leur a plus permis de revenir à de tels projets.

Gta est un univers caricatural légèrement cartoonisé d'une Amérique pop explosive, dans le premier jeux bac à sable à atteindre ce niveau où une ville entière nous est offerte entre deux dialogues de gangsters psychotiques parfaitement bien écrits. Un premier héros encore muet, dans une ville vidéo ludiquement jumelle à New York. Le deuxième apporta l'ambiance coloré kitch et la chaleur d'un Miami qui s'appelle Vice city, où les références cinématographiques sont plus évidentes encore. Tommy le héros sera d'ailleurs doublé par un génialissime Ray Liotta, qui fera de ce personnage le plus charismatique de tous et le premier personnage charismatique du jeux, tout court. Le troisième recouvre carrément la région sud-ouest des Etat Unis, où les jumeaux se nomment San Francisco, los Angeles...Cette trilogie 32 bits, fera le tour d'une Amérique caricaturé de manière fun et intelligente a l'image hybride d'un south park croiser avec un film de gangster. Les épisodes Psp resterons dans cette même optique, de manière moins développer tout de même. Arriva le premier épisode next gen, les choses s'assombrir pour pouvoir amener une histoire et un univers plus réaliste, plus épique, plus touchant. Offrant pour la première fois des chemins de morale agissant sur la finalité de l'histoire. Le personnage y est aussi pour la première fois un étranger. Immigrant clandestin venusde ces Balkans gangrenés par la guerre. Immigrant classique d'un rêve Américain sur-fantasmer, vendu par son cousin, habitant de la capitale mondiale, New York. La franchise se transforme ici en un objet entièrement cinématographique, toujours fun, bien écrit, parfaitement interprété, où l'obscurité de la réalité vient ici s'insinuer plus durement afin de toucher plus profondément nos consciences intellectuelles sur la bêtise démagogique et bien pensante du monde moderne...Peu de jeux ont atteint un tel niveau de maturité, voir aucun dans un contexte moderne comme celui là.


Gta c'est aussi l'un des meilleurs condensé de pop culture jamais créée, des références, aux radios, aux acteurs qui la traverse (Samuel Jackson, Iggy Pop, Phil Collins, Femi Kuty, Carl Lagarfeld...). Comme dans le choix des artistes pour le thème musical de chaque jeux, qui a chaque fois est une grande réussite (Danger mouse réalisera le thème de San Andreas, producteur magicien du mythique deuxième album de Gorillaz, Daemon days...). Le jeu même dans sa culture aborde intelligemment et sans snobisme un grand pan de la culture cinéma, musicale, artistique...Une merveilleuse encyclopédie de pop culture. Libre par son succès phénoménale qui en fait l'une des franchises les plus rentables. Parfaitement mener dans son développement par son plus fameux père, "Sam Houser". Ne laissant jamais sa franchise tomber dans la facilité vidéo ludique, avec laquelle il pourrait simplement se laisser richement vivre pour le restant de ses jours. Les scénarios écrits en grande partie par ses soins, dépassants la barre des 1000 pages pour le dernier opus...L'add on biker exclusif à la 360 sera par la suite le plus respectueux contenu téléchargeable jamais vendu à la masse des joueurs. Ajoutant une dizaine d'heure de jeux pour vingt petits euros, et à cela une histoire exclusive de la même qualité que celle de notre bon vieux Niko Bellic découvrant la réalité du rêve Américain...

Grand Theft Auto est la seule franchise à compter autant d'épisodes sans n'avoir jamais déçu sans son ascension quasi-religieuse d'une forme d'intelligence nouvelle qui ne cherche jamais à se revendiquer comme telle. Me demandant sans cesse comment ils pourront tenir la course dans leur évolution qualitatif sans fin. Ayant créée un genre aujourd'hui sans cesse imité, copié, mais sans jamais atteindre la profondeur de propos d'un Gta...N'ayant retenu de cette franchise que le monde ouvert, les truands et les fusillades.

Alors oui l'on entendra toujours les gens dirent "Ah oui le jeu où on peut tuer des putes après les avoir baiser et voler leur argent". Et ont lira sans cesse des articles sur des jeunes gens tuant "parce qu'ils ont joué à Gta". Voila tout simplement l'une des critique de cette franchise, la facilité avec laquelle les gens s'enfonce dans un manichéisme de supermarché. Relayé constamment par une culture de l'alarmisme et de la peur dans laquelle le monde de l'information, de la presse, de la dite culture s'enfonce avec facilité. Débilitant un monde devenue apathique de sa conscience et de ses propres jugements.

mardi 7 avril 2009

ABOUT BLANK : CHAPITRE 2


2/Roche humide.

D me regarde et finit son martini blanc. Ses yeux m'électrocutent. Elle a le regard d’un camé, de quelqu'un ayant fumé un nombre considérable de joints de manière inconsidérée. C'est son regard naturel. Et ce regard perdu vous donne usne sorte d'importance, vous êtes bien plus que Dieu, vous êtes tout. Ce regard peut vous faire dire, admettre, comprendre n'importe quoi. Et pas de la meilleure des façons, et de ça je me méfie. Pour "s'excuser de ce que j'avais rencontré" m'avait elle dit de derrière ses lunettes noires dans sa robe rouge à point blancs qui lui donnait l'un avec l'autre un air de veuve à Disneyland plus Floride que Paris. Elle me demanda d'accepter son invitation à boire ce verre avec elle. L'avaler dans un de ces bars de Nice où tout semble gratuit parce qu'on veut oublier qu'on se ruine pour des choses qui ne le méritent pas. Elle avait tenu à payer mes frais d’hospitalisation, je ne la remercie pas. Je lui avais demandé de m'expliquer ce qui m'était arrivé du moment A où j'avais perdu connaissance au moment B de mon réveil. Je voulais qu'elle me le dise là bas dans la chambre d'hôpital jaunâtre. Je menaçais a grand coup de révélation au prés de ses parents ou des flics. Elle savait que je ne l'aurais jamais fait. On ne peut résister à ce regard. Nous voila donc dans un bar hype, lounge. Une sorte de ramassis, un best-of nauséabond, de la culture pop, ambiant. Un truc que je ne digère pas bien. Ici ou un coca semble avoir quinze ans d'âge. On paie les illusions quand elles ne sont pas dans le désert. Moi je ne veux pas me permettre un coca à dix euros. Ce serait se torcher le cul avec ce qui nous tient durement à flots dans cette société, l'argent. Voir D se torcher avec l'argent de son père ne me pose aucun problème de conscience. Je lui en veux toujours pour ce royaume qu'elle avait créée, dont fait parti cette soirée perdue dans les collines et bien d'autre choses, où j'étais venu me faire décoller la plèvre au milieu des tables qui marchent, d'une femme à barbe et d'un robot technoïde. D semble toujours bien habillée : sur les photos, les vidéos et même dans la réalité face à soi, ce qui m'a toujours marqué bien que je n'y attache aucune importance valable. Bandante sans faire putain. Classe sans faire bureau. Mode sans faire victime. Elle se prend un deuxième martini blanc, sans que j’aie l'impression qu'elle aime ça. Je n'ai que goûté des lèvres mon champagne citron vert qu'elle avait commandé, sans essayer de savoir si ça faisait partie de mes gouts. J'ai dans l'idée de le boire d'une traite au bon moment. M'étourdir pour comprendre ma jeunesse. Le serveur lui fait un clin d'œil et va chercher son verre. Elle s'allume une cigarette et commence à me parler m’affirmant qu'en ce moment, elle ne va pas bien, qu'elle est tombée amoureuse d'une femme de vingt ans de plus qu'elle, que la couche d'ozone est en train de se trouer, qu'elle ne dort plus la nuit. Elle m'ennuie avec son besoin d'attention. Je demande quatre fois d'affilée une même question, calmement, avec compréhension et schéma voulant savoir ce qu'il m’était arrivé. Elle ne semble pas recevoir le son de mes paroles dans ses tympans. Je ne comprends pas pourquoi elle s'attache à moi, on s'était embrassé, il y a un an entre cinq verres et je suis persuadé qu'elle avait embrassé ce qui avait était embrassable ce soir-là. On se laisse des messages "sympathiques" sur Facebook. De quoi entretenir une possibilité sexuelle entre nous. Voila notre relation. Elle avale un cachet, médoc ou drogue, je n'en suis plus là. Pendant qu'elle m'étale son questionnement à propos de la défection lors d'un accouchement. « Mettre sa merde sur la tête de son enfant, c'est étrange ». Moi ce que je me demande c'est si elle ne commence pas à avoir une sorte de strabisme, son œil droit parait s'ennuyer. Une vive douleur à mon avant bras droit posé sur la table, j'atterris. Elle éteint sa cigarette sur cet avant-bras. Je l'enlève dans un mouvement de réflexe. Grimace en pressant ma main contre la petite plaie bouillonnante. Je la traite de connasse et lui demande pourquoi ça. Elle me répond qu'il n'y a pas de cendrier. Que par peur d'amende ils avaient enlevé tous les cendriers mais laissé les fumeurs fumer. Puisqu'ils sont riches. Je lui dis que puisqu'ils sont riches ils peuvent acheter les gens qui mettent les amendes et que ce qu'elle est en train de raconter est une tentative de fuite pour ne pas justifier le monstre qu'elle est. Elle me dit que les gens qui mettent les amendes sont pauvres. Je lui dis justement. Elle ne me dit « pas du tout ». Je lui dis «  justement ». Elle me dit « pas du tout ». Je lui dis  « justement ment ment ». Elle me dit « pas du tout tout tout ». Je dis « ok ». Elle me demande si je peux lui rendre service et filmer avec son portable son entrejambe sous la jupe, sans culotte sous la table. Je lui dis d'aller se faire foutre. Elle a perdu sa dimension féminine à ce point zéro du temps. Ce qui permet d'échapper un peu plus à son regard débilitant qui s'effondre par gros bouts.
Puis je ne sais pourquoi à cet instant précis j'ai une vue générale de cette fille. Et je me rends compte de son érosion accélérée. Où est passé D la gentille, censée, fofolle, respectueuse, concernée fille de ma deuxième jeunesse dans cette soirée pas si vieille que ça ? J’ai là sous les yeux D la déconnectée, égocentrique, délirante, schizophrénique, boudeuse, triste fille. Seul son bon goût vestimentaire semble avoir survécue. Le serveur pose le martini sur la table et enfonce son doigt dans la bouche de D comme si c'était sa queue. Elle fait comme si, laisse tomber sa tête en arrière et ferme les yeux. Le monde s'affaisse en une mauvaise série Z porno chic. Il finit cette fellation par procuration en lui glissant une pilule dans la bouche. Je veux savoir ce que c'est. Elle me dit antidépresseur. Je dis :
-Je vais pisser.
Je me lève, prend mon verre et l'engloutit comme imaginé. Le bout de citron vert dans la bouche, mordillant durant le trajet vers les toilettes que le barman m'indique. Des femmes murent à l'allure frustrées m'observent de leurs yeux liftés. J'imagine leurs hommes avec des jeunes mortes de faim.
Les toilettes sont comme le reste du bar, à vomir. Je crache sans arrêt le morceau de citron vert dans l'évier d'un blanc javel irritant. Une cabine ouverte en face de moi, je rentre, personne nulle part dans cette pièce malodorante, juste moi. Me demandant comment tout cela, D et moi ici, va se finir. Le silence des toilettes se rompt par le bouillonnement urinaire. Au travers de l'orage liquide, un bruit étranger métallique ni trop gros ou grand, qui semble glisser, frotter. Ma main gauche qui pend le long de mon bras gauche sent une chose humide et visqueuse. Ma tête se tourne lentement. Il a une sorte de trou dans la paroi de la cabine, au niveau du sexe. Un glory hole. Un trou glorieux, Un trou de la gloire. Pas un pauvre trou maladroit dans une paroi de contreplaqué, comme dans le flot de ces pornos glauques, non. Un trou caché par une gravure métallique coulissante. La gravure représente un phœnix en feu je crois. Ça me ramène aux secrets des "Mighty max", à mon enfance. Et par ce trou une langue lèche ma main avec avidité. Homme ou femme, impossible de dire. Il ou elle ne grogne ou ne gémit pas. Je me tâte pour savoir s'il est possible de sectionner la langue en refermant rapidement l'ornement coulissant. Puis je me dis que je cherche juste à être l'antéchrist rock n' roll, et ça, ça me ferais haïr plus encore ce que je suis déjà.
Quand je reviens à D, à notre table, je ne la regarde pas, je regarde une caméra de surveillance. Les musiques qui passent sont des reprises de vieux morceaux par des enculeurs musicaux. Je dirais des enculeurs faisant dans les dix morceaux jour, vu le niveau d'enculade. D me dit "Chris qui te tombe dessus, te crois mort, t'enterre au un vingt cinquième sur la pelouse du jardin, j'émerge de mon coma dans un placard, te vois, te crois mort, t'embrasse, tu respires, je prends la voiture de maman, t'emmène en bord de mer, te noies une seconde fois pour que tu es de l'eau de mer dans les poumons, je prends le chemin des urgences, renverse quelque chose, te laisse aux urgences". Digne d’un épisode de cette série que je déteste « les experts ». Mise en scène trop appuyée, résolution et cause surréaliste, surenchère du n’importe quoi. Finalement donc, rien de plus original. Je m'attendais à avoir servi de poupée gonflable vivante, sac à foutre pour les homos refoulés de sa soirée.
- Attends attends, tu as renversé un truc ?!
- Quelque chose Donnie, Quelque chose.
Je ne suis pas censé le savoir, j'étais inconscient. C'est un détail à oublier. Rien ne changera dans ce passé, que j'y pense ou non, que je sois bon ou pas. Il y a une odeur d'urine dans l'air. Mon regard cherche son origine. Mon regard fini sur cette vieille pédale, cinquante ans, à coté de moi, un peu plus loin sur un canapé pouffe, rouge. Costume blanc, cheveux plaqué plein d'un gel huileux, propre sur lui, dans la semi obscurité lounge. Il y a une larme qui coule de son œil droit. Sa main tremble légèrement, il boit, il marmonne ce que j'imagine être une prière. Même dans la couleur noir sous la table, son pantalon montre qu'il y a une tache sombre. Une petite flaque à ses pieds, habillés dans des chaussures de cuir noir qui brillent comme ses cheveux. Tout se rapporte au noir, l'urine elle-même.